24 décembre 2007. Une attaque dramatique coûte la vie à quatre français dans le Sud de la Mauritanie, destination soeur, fétiche, historique de La Balaguère. A la veille du rallye Dakar, le Quai d’Orsay finit par déconseiller la destination. S’en suit une déferlante médiatique, ce sera à qui dépeint le mieux tous les dangers de ce pays…
C’est la consternation. Mais pour nous qui connaissons bien le pays et les conditions de sécurité dans l’Adar, c’est surtout, la colère, la révolte, le sentiment d’injustice.
La Mauritanie, pays d’accueil, de tolérance, d’ouverture ne mérite pas cela.
Mais, fallait-il, oui ou non, maintenir nos voyages en Mauritanie ?
Fallait-il ramer à contre-courant de ce flot médiatique, au risque de passer pour des têtes brûlées ? De semer le doute sur notre sérieux ? Fallait-il passer outre la recommandation ministérielle, au risque de nous voir déconsidérés ? Fallait-il nous démarquer de nos confrères, au risque de nous brouiller, de nous marginaliser ?
Et qu’en était-il, au fond, de ce risque ?
Nous avons finalement pris la décision de maintenir nos voyages. Pourquoi ?
Parce que nous ne pouvions pas faire autrement. Parce que, sachant pertinemment que les conditions de sécurité y étaient largement assurées, tout au moins autant, sinon plus que dans les pays voisins, nous ne pouvions pas laisser tomber nos amis mauritaniens. Pas seulement pour les enjeux, pour ce que représente le tourisme pour les populations de l’Adrar, mais simplement, pour une question de confiance.
Une fois la décision prise, j’ai connu un grand soulagement. J’avais compris ce que signifie vraiment, pour moi, pour La balaguère, le mot Solidarité.