Dans l'indifférence générale et le silence gêné du monde du voyage, La Mauritanie est en train de vivre une injustice invraisemblable et de s'enfoncer inexorablement dans le champ des exclus de l'économie du tourisme.
Destination touristique flinguée en pleine jeunesse, avec toutes les belles promesses liées au succès d'une destination nouvelle, propre, noble, respectant sans le savoir les critères d'un tourisme "responsable", l'économie touristique, et avec elle l'espoir de tout un peuple est aujourd'hui réduite à néant.
Et pourquoi cela ?
A cause de l'attentat d'Aleg ? Pas vraiment, des attentats surviennent partout en Afrique, au Moyen Orient, - en Egypte, pour ne citer qu'un seul exemple -, sans pour autant que les touristes ne désertent le Nil.
Mais l'attentat d'Aleg amplifié, mis au devant de la scène médiatique par l'annulation en direct du Paris-Dakkar, cela oui, constitue un motif irrémédiable! Car depuis, c'est une spirale médiatique infernale, où c'est à celui qui décrira, ou qui supposera, avec le plus de détails possibles, la dangerosité de ce pays.
Qui connaît vraiment la Mauritanie, parmi tous ces journalistes, ces responsables politiques, qui vitupèrent ainsi contre ce pays ? Et qui en ont fait un pays bouc émissaire ? Celui qui est allé une seule fois en Mauritanie ne parle jamais comme cela de ce pays !
Car, répétons-le encore, La Mauritanie ne mérite pas cela. Elle n'est pas un pays plus dangereux que d'autres pays voisins, bien au contraire. C'est un pays de tolérance, de respect, où l'étranger, et surtout le français, est accueilli en ami, et où l'hospitalité est un principe absolu.
Vincent Fonvieille