L'édito de La Balaguère
Venant d'Espagne et parfois de bien plus loin, souffle dans nos vallées pyrénéennes un vent du Sud qui amène avec lui un parfum d'aventure. Chaud, chargé du sable du Sahara, il balaie le pays, laissant une atmosphère dorée, irréelle, qui réveille le désir de partir. Ce vent s'appelle La Balaguère.
C'est le nom que nous avons donné à notre entreprise, à sa création en 1984. La Balaguère est née d'une idée simple, faire partager notre amour pour les Pyrénées, en faire un métier en organisant des randonnées. Depuis, emportés probablement par ce vent du Sud, nous sommes allés toujours plus loin à la rencontre de pays où accueil, traditions, vérité se conjuguent plus au présent qu'au passé.
La Balaguère, le vent nous l'a soufflé
Il y a un quart de siècle, avec quelques montagnards passionnés des Pyrénées, à Arrens-Marsous en Val d'Azun, nous nous lancions dans l'aventure... de La Balaguère.
Notre idée : faire partager notre passion des Pyrénées, en faire un métier en y organisant des randonnées.
Air du temps ou besoin d'air ? Montée en puissance du phénomène "Rando" ? Charme des Pyrénées ? Qu'importent les raisons, la mayonnaise a pris, et le projet Balaguère a décollé.
Des quelques dizaines d'inconditionnels au début, en quelques années, vous avez été plusieurs milliers à nous suivre sur les chemins, à nous faire confiance, et surtout à contribuer, par votre adhésion, vos envies et vos rêves, vos suggestions, vos critiques parfois, à la réussite de La Balaguère. La réussite ? Je parle bien sûr de celle qui fait de chaque randonnée, pour chacun d'entre vous, un vrai moment de bonheur, de découvertes, de rencontres nouvelles, d'amitié, d'ambiances et d'émotions partagés. Cela, c'est sûr, c'est vous, avec nous, qui l'avez fait.
Les Pyrénées nous ont appris à découvrir le monde
Très vite, notre passion pour les montagnes, notre soif de découvrir d'autres sommets, d'autres mondes, notre envie de rencontres avec d'autres montagnards, d'autres peuples, nous a poussé au voyage.
Fidèles à notre principe pyrénéen, c'est avec les gens du pays, de chaque pays, que nous avons conçu, élaboré, et accompagné ces voyages.
Encore une fois, vous nous avez fait confiance, et vous être aujourd'hui plus nombreux encore à nous emboîter le pas jusqu'au bout du monde qu'à marcher dans les Pyrénées... Peut-être parce que nous avons su garder cet esprit, cette ambiance Balaguère jusqu'au bout de nos voyages ?
25 ans plus tard...
Nous sommes toujours là, La Balaguère a mûri, grandi, elle a amélioré son organisation, la qualité de ses randonnées et de ses voyages, mais la passion est intacte, l'ambiance et l'esprit sont restés rigoureusement les mêmes, fidèles à nos valeurs, les Pyrénées toujours aussi belles, le Monde toujours aussi vaste et les espaces de découverte et de rencontres toujours aussi nombreux, attirants, surprenants...
25 ans plus tard, les destinées de La Balaguère appartiennent toujours à ses fondateurs, qui ont avec moi des envies, des idées, des projets, pour au moins les 25 prochaines années !
De vous à nous : Mauritanie, fallait-il y aller ou pas ?
24 décembre 2007. Une attaque dramatique coûte la vie à quatre français dans le Sud de la Mauritanie, destination soeur, fétiche, historique de La Balaguère. A la veille du rallye Dakar, le Quai d'Orsay finit par déconseiller la destination. S'en suit une déferlante médiatique, ce sera à qui dépeint le mieux tous les dangers de ce pays...
C'est la consternation. Mais pour nous qui connaissons bien le pays et les conditions de sécurité dans l'Adrar, c'est surtout, la colère, la révolte, le sentiment d'injustice.
La Mauritanie, pays d'accueil, de tolérance, d'ouverture ne mérite pas cela.
Mais, fallait-il, oui ou non, maintenir nos voyages en Mauritanie ?
Fallait-il ramer à contre-courant de ce flot médiatique, au risque de passer pour des têtes brûlées ? De semer le doute sur notre sérieux ? Fallait-il passer outre la recommandation ministérielle, au risque de nous voir déconsidérés ? Fallait-il nous démarquer de nos confrères, au risque de nous brouiller, de nous marginaliser ?
Et qu'en était-il, au fond, de ce risque ?
Nous avons finalement pris la décision de maintenir nos voyages. Pourquoi ?
Parce que nous ne pouvions pas faire autrement. Parce que, sachant pertinemment que les conditions de sécurité y étaient largement assurées, tout au moins autant, sinon plus que dans les pays voisins, nous ne pouvions pas laisser tomber nos amis mauritaniens. Pas seulement pour les enjeux, pour ce que représente le tourisme pour les populations de l'Adrar, mais simplement pour une question de confiance.
Une fois la décision prise, j'ai connu un grand soulagement. J'avais compris ce que signifie vraiment, pour moi, pour La Balaguère, le mot Solidarité.
A bientôt sur les chemins !
Au nom de toute l'équipe Balaguère,
Vincent Fonvieille

Pyrénéens, ouverts sur le monde, et voyagiste responsable, voilà en quelques mots ce qu'est La Balaguère.