Entre la Pologne, l'Autriche, la Hongrie et l'Ukraine, la Slovaquie reste l'un des pays les plus discrets d'Europe centrale. Pourtant, avec ses quatre cinquièmes de territoire couverts de montagnes, ses forêts primaires et ses villages où le temps semble s'être arrêté, elle a tout d'une destination de randonnée méconnue mais généreuse.
On y vient pour les Hautes Tatras, les plus hauts sommets des Carpates, mais on repart aussi conquis par Bratislava, une petite capitale sur le Danube, par les gorges aménagées du Paradis Slovaque, ou par les villages en bois du Spiš qui racontent une autre histoire de l'Europe, plus rurale et moins connue.
Bratislava est l'une des capitales les plus modestes d'Europe, et c'est justement ce qui en fait le charme. La vieille ville, avec ses ruelles pavées, ses façades baroques et son château perché sur un éperon rocheux, se parcourt en quelques heures à pied. Le Danube la traverse et relie la ville à ses voisines : Vienne n'est qu'à une heure, Budapest à deux. C'est une étape naturelle pour qui voyage à vélo le long du fleuve, entre trois capitales et quatre pays unis par l'ancien empire des Habsbourg.
Les Hautes Tatras concentrent les plus hauts sommets de toute la chaîne des Carpates, sur une superficie étonnamment restreinte. En quelques kilomètres, le paysage passe des forêts de conifères aux lacs glaciaires d'altitude, puis aux crêtes acérées qui dépassent 2 600 mètres. Randonneurs et grimpeurs s'y retrouvent, mais les vallées plus basses, autour de Štrbské Pleso ou de Hrebienok, offrent aussi de belles balades accessibles, avec vue sur les sommets sans avoir à les gravir.