Baléares, pour les amoureux de la Nature

David est accompagnateur en randonnée aux Baléares. Passionné de montagne et de nature, il partage avec nous son expérience de guide et quelques conseils pour bien réussir son voyage sur les îles.

Mon métier de guide de montagne aux Baléares

Pour exercer le métier de guide de randonnée et bien le faire, il faut avoir deux passions :

La première, c'est la montagne, où il faut être complètement à l'aise surtout dans son environnement proche et la deuxième, c'est l'envie de partager cette passion avec les autres. À mon avis c’est seulement dans ce cas que l’on peut s'épanouir dans ce métier.

Ce qui me plaît beaucoup dans ce métier c'est d'apprendre toujours de nouvelles choses. On est "en formation" continuellement : une nouvelle espèce de plante, une journée à partager le travail des bergers en montagne, ou la simple observation de la nature... C'est toujours enrichissant et ça nous fait évoluer en tant que guides.

On me pose souvent la même question "tu ne te lasses pas de refaire toujours les mêmes itinéraires de randonnée ?" C'est ici que le partage avec les participants devient important, on "redécouvre" à travers leurs yeux les paysages que l’on connait pourtant très bien et on s'enrichit de ce partage.


Découvrir les Baléares en rando, hors sentiers battus

Imaginez des montages de plus de mille mètres qui jaillissent de la mer avec un élan surprenant. Imaginez la méditerranée, d'un bleu incroyable, toujours en toile de fond, des fermes fortifiées qui s'intègrent si bien à la montagne..., des oliviers millénaires avec des troncs troués et tournicotés, des villages en pierre qui se dévoilent au fil des randonnées.

Oubliez les hôtels club et les plages bondées. N'écoutez pas les touristes "classiques" qui ne sortent jamais des sentiers battus. Vous marcherez sur des paysages méditerranéens et toujours en pleine nature. Oui, ça existe bel et bien sur l'île de Mallorca au cœur de la Serra de Tramuntana, classée au Patrimoine Mondial de l'Unesco.  

Ce que je préfère aux Baléares

J'aime beaucoup les contrastes. La montagne et la mer. La chaleur intense de l'été et la fraîcheur - on a de la neige en montagne - de l'hiver. Les orangers d'un vert foncé qui tapissent le fond de ma vallée et les oliviers d'un bleu gris, qui s'accrochent aux terrasses en pierre sèche, en altitude. J'aime aussi cette façon inespérée qu'a le paysage de se montrer très changeant en seulement quelques kilomètres de différence, une caractéristique que j'observe presque seulement dans les îles Baléares.

La meilleure période pour un voyage aux Baléares

Sans aucun doute, le printemps et l'automne sont les saisons idéales pour voyager aux Baléares : c'est à dire, de février à juin (la saison des fleurs) et puis, de septembre à octobre ou l’on peut mieux combiner la randonnée et la baignade car la mer est bien plus chaude qu’au printemps.

Les Baléares et le tourisme responsable

Le tourisme responsable est une source de préoccupation constante dans la façon de faire chez quelques-uns, et inexistante chez d'autres.

A Majorque, où pendant longtemps s'est développé un tourisme de masse et où beaucoup se sont enrichis, il est surprenant de constater qu'il y a toujours une partie de la population très active en ce qui concerne des actions responsables envers la nature. Des activités traditionnelles comme l'agriculture, la pêche, l'artisanat n’ont pas disparu complètement. Par le biais du tourisme, on peut les préserver.

Un exemple : la coopérative agricole de ma vallée à Majorque (là où je fais les courses pour les pique-niques des groupes) a ouvert une salle dédiée a la sensibilisation des visiteurs sur l'agriculture traditionnelle en montagne. Si les voyageurs acceptent de payer un peu plus pour des produits d'une grande qualité, on pourra continuer les récoltes de l'olive à la main ou cultiver des orangers sur de toutes petites terrasses.

En règle générale le touriste randonneur est respectueux de l’environnement. Nonobstant, il reste encore un long chemin à faire pour changer les mentalités surtout dans le monde du tourisme balnéaire. Lorsque j’encadre des circuits, j’explique les actions de l'humain sur la nature dans notre pays, et l'impact de ces actions.

Le patrimoine culturel fait aussi partie de l'univers de la montagne et sa préservation. La Serra de Tramuntana est devenue il y a trois ans Patrimoine Mondial Naturel de l'Unesco en raison de son patrimoine culturel : des traces que l'humain a laissé dans la montagne sous forme de chemins, de terrasses en pierre sèche, d'oliveraies millénaires, et d'activité humaine durable. Sa conservation et restauration dépendent de son utilité. Si on continue à utiliser les sentiers et y à randonner avec respect, on préservera notre milieu et ceux qui le font vivre.

Toutes nos randonnées aux Baléares
La Face cachée de Majorque en randonnée accompagnée

Minorque en petit groupe accompagné

Accompagnateur en montagne aux Baléares

Autres articles

Véronique, de retour du Camino del Norte de San Sebastian à Santiago

Ce circuit présentait l’avantage pour moi, d’offrir en plus de la marche, toute une partie découverte des régions traversées et de leur patrimoine culturel. Et un plus : suivre le tracé d’un des itinéraires menant à Compostelle : mettre ses pas sur un chemin parcouru depuis des siècles par des pèlerins venus de toute l’Europe (et maintenant du monde entier) ajoute une dimension humaine à la marche. Je la conseillerai donc à tous ceux comme moi qui ne sont pas des randonneurs aguerris (mais qui aiment marcher), et qui apprécient de consacrer du temps la découverte culturelle des lieux traversés.

Anne, de retour d' Islande, "au pays des elfes et des trolls"

Ces 3 lieux sont des endroits marquants mais bien évidemment il faudrait aussi raconter la splendeur des cascades aux flux puissants (Godafoss, Dettifoss, Gulloss, …), les autres glaciers, la beauté des montagnes enneigées bordant l’océan vers Husavik, la sérénité des petites chapelles, les lupins violets, les chevaux islandais, les moutons et tous les oiseaux si faciles à observer… Bref 12 jours c’est court, (on regrette de ne pas rester plus dans certains lieux propices à la rando) mais suffisant pour avoir un vrai coup de cœur pour cette île si particulière !

Fabrice, son récit de voyage "Picos de Europa, raquettes dans les Asturies et la Cantabrie''

A l'arrivée du téléphérique à Fuente Dé nous sommes accueillis par des isards qui filent et doivent bien rigoler en nous voyant chausser nos raquettes. La balade est incroyable, nous longeons des lacs gelés qui se sont affaissés et craquelés sous le poids de la glace car l'eau s'infiltre dans la roche calcaire. La neige est zébrée du sable du Sahara qui a recouvert l'Espagne et la France les jours précédents. Nous voyons également le refuge Véronica, petit refuge "boite de conserve", vestige d'un porte avion venu s'échouer en altitude.
Contactez-nous
05 62 97 46 46
Suivez-nous