Véronique, tu rentres de notre randonnée sur le Camino del Norte de San Sebastian à Santiago, peux-tu te présenter ?

Citadine (Paris), 70 ans, adorant les voyages et l’ouverture à d’autres cultures, la nature et la photographie.
J’aime marcher pour découvrir de nouveaux lieux, les savourer à mon rythme, à l’affut d’une belle lumière dessinant le paysage, jouant avec la pierre, l’eau et les arbres : plutôt des balades contemplatives que sportives.
Donc cette randonnée était une grande première : marcher plusieurs jours d’affilée et en groupe !
J’avais un peu le trac !

Pourquoi avoir choisi ce chemin de Compostelle ? A qui le conseillerais-tu ?

L’idée est venue d’une amie (habituée de la Balaguère) qui rêvait depuis longtemps de retourner dans cette région de l'Espagne.
Ce circuit présentait l’avantage pour moi, d’offrir en plus de la marche, toute une partie découverte des régions traversées et de leur patrimoine culturel.


Et un plus : suivre le tracé d’un des itinéraires menant à Compostelle : mettre ses pas sur un chemin parcouru depuis des siècles par des pèlerins venus de toute l’Europe (et maintenant du monde entier) ajoute une dimension humaine à la marche.
J’ai accepté sans grande hésitation de l’accompagner (à part quelques doutes sur mes capacités physiques) et je n’ai eu aucun regret malgré la fatigue et les douleurs des premiers jours, dues à mon manque d'entraînement !


Je la conseillerai donc à tous ceux comme moi qui ne sont pas des randonneurs aguerris (mais qui aiment marcher), et qui apprécient de consacrer du temps la découverte culturelle des lieux traversés.
Tout en précisant que le groupe était composé de très bons marcheurs qui n’ont pas eu l’air de s’ennuyer !
L’équilibre entre marche et visites est parfait : la répartition du temps entre chaque activité est très bien étudiée.

Raconte-nous un peu le circuit, les meilleurs moments...

Ce voyage n’a été que du bonheur !
Nous avons traversé trois régions magnifiques et sensiblement différentes : le Pays Basque, les Asturies et l’intérieur de la Galice.
Le climat de cette côte atlantique de l’Espagne est réputé pour être extrêmement humide. Nous avons eu la très grande chance de ne pas en souffrir pendant nos marches et nos visites, mais certains indices ne trompent pas !
En particulier le camaïeu de verts, du plus sombre au plus lumineux, qui tapisse les paysages : du sommet des montagnes jusqu’à l’océan, une nature luxuriante envahit les vallées, couvre les pentes et ne s’arrête qu’au bord des falaises abruptes qui dominent la mer, parvenant par des échancrures jusqu’au sable des plages.
Des arbres magnifiques peuplés d’oiseaux dont les chants accompagnaient nos pas, des fleurs émaillant de couleurs le bord du chemin. Trop beau !
Une côte sauvage, escarpée, d’aspect différent selon la géologie : le feuilletage rose et mauve du Flysch (grès) à Zumaïa, les pointes hérissées et grises du karst (calcaire), la douceur des plages blanches qui se nichent entre les falaises, la 'piscine' turquoise d’Islares ….

Il y a eu aussi les villes, toutes riches de leur passé et de leurs cathédrales : San Sebastian nichée entre ses deux baies, Gernika symbole historique, Bilbao la bouillonnante, Oviedo l’Asturienne où Alphonse II inaugura le Camino Primitivo, Lugo encerclée par son rempart romain et enfin, Santiago de Compostela, but ultime des pèlerins innombrables qui convergent sur l’immense Plaza de l’Obradorio.

Nous étions guidés sur le Camino del Norte par deux types de repères :

-  La coquille et la flèche jaunes creusées et peintes dans le bois ou la pierre des bornes, les coquilles de métal incrustées dans la chaussée ou les trottoirs des villes.
-  Les édifices religieux jalonnant le chemin : du plus petit ermitage niché dans la verdure à la majestueuse cathédrale de Santiago, nous avons croisé ou visité des dizaines d’églises et de monastères.

J’ai été particulièrement émue par la simplicité des églises préromanes asturiennes : elles ont une taille humaine et un équilibre rassurants, une humilité et un dénuement dans leur décoration qui contrastent avec la démesure et la richesse des grandes cathédrales un peu écrasantes. Je pense à la paix de San Salvador de Valdedios se détachant dans la lumière douce de l’après midi sur un fond de collines verdoyantes.
J’ai été sous le charme du monastère d’Obona dont le cloître aux piliers noircis par l’humidité, est envahi par les herbes folles : il se fond dans la nature qui reprend ses droits.
Et puis aux portes de la Galice, la petite église 'bretonne' de Penafuente en granite et lauzes, avec son clocher couvert de lichens qui penche un peu vers la vallée …
Enfin une surprise totalement inattendue à Comillas, le Capricho (villa Quijano) de Gaudi, petit bijou de couleurs ciselé dans la brique, la pierre et la céramique, où chaque pièce a été aménagée dans le moindre détail.

Outre ces découvertes riches en émotions artistiques et architecturales, il y en a eu d’autres, moins spirituelles mais tout aussi agréables, comme les pintxos du Pays Basque absolument délicieux, la meilleure potée Asturienne primée de Pola de Allande et le cidre.
La fraîcheur du cidre des Asturies dégusté sur une petite place d’Oviedo après la visite de la ville : pour être apprécié, il doit être versé à la bonne dose par quelqu’un qui a le bras assez long pour qu’il arrive dans le verre avec juste la bonne quantité de gaz ! notre guide Iñigo était un vrai pro en la matière !
Et enfin la caña (bière pression) de Deba qui ressuscite ceux qui ne se sentent plus capables de mettre un pied devant l’autre. A Deba, il y a paraît-il une église au porche impressionnant, mais après la dernière descente très longue et très abrupte sur le village, seule une personne du groupe est allée vérifier ! Les autres se sont écroulées à la terrasse du café de la grande place où l’on peut boire une délicieuse bière ambrée qui permet de pouvoir se relever et retourner jusqu’au minibus : à retenir !

Pour toi, La Balaguère, c'est...

- Un grand professionnalisme depuis l’inscription jusqu’à la fin du séjour.
- Un circuit étudié de manière à découvrir au mieux la région explorée avec un équilibre idéal entre marches et activités culturelles.
- Une organisation sans faille à chaque moment du voyage : déplacements, transport des bagages, hébergements et repas, pique-niques équilibrés et copieux : tout est impeccablement réglé et fonctionne bien.
- La compétence et la disponibilité de l’accompagnateur qui a géré à la perfection logistique, conduite, randonnée et visites avec talent et gentillesse : le grand luxe d’avoir à ne s’inquiéter de rien !
Donc merci La Balaguère et merci Iñigo !

Et ton prochain voyage ?

J’ai eu tellement de chance avec cette première expérience que je vais sûrement en tenter une deuxième.
Je resterai sans doute dans le même type de voyage combinant visites culturelles et randonnée s qui est adapté à mes capacités.
Donc à bientôt la Balaguère et Buen Camino à tous !

Découvrez le voyage de Véronique : Camino del Norte de San Sebastian à Santiago, à pied-bus par la côte Cantabrique


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