Rencontre avec Lauren & Pablo, de retour du Maroc "Grande traversée de l'Atlas, des Aït Bougmez au Toubkal''' | La Balaguère

© Vincent Cazalaa

Bonjour, de retour du circuit 'Grande traversée de l'Atlas, des Aït Bougmez au Toubkal' au Maroc. Pouvez-vous vous présenter ?

Nous sommes un couple de jeunes parisiens dans la quarantaine. Nous réalisons depuis plusieurs années des vacances à la découverte d’autres lieux et d’autres cultures. Les vacances que nous préférons tous les deux sont celles où on s’immerge dans la nature ! De bonnes chaussures de randos ou de bons vélos, des canoës… mais également une tente, des sacs à dos… Nous aimons ces voyages où il est possible de mettre les téléphones en mode avion et de prendre le temps.

Pourquoi ce voyage au Maroc ? A qui le conseilleriez-vous ?

Durant ces deux années de covid, nous avons randonné les étés dans les Pyrénées et nous passions régulièrement à Arrens-Marsous devant la Balaguère.
Pour cet été 2022, nous avions envie d’un trek assez long pour bien s’immerger, et si possible à un endroit où nous n’irions pas seuls. Nous avons franchi le pas et sélectionné le circuit « Des villages de l’Atlas aux sommet du Toubkal ».
Première fois au Maroc, première fois avec la Balaguère, première fois en groupe accompagné ! Quelle aventure !!!
Nous conseillons ce circuit aux personnes ayant envie de s’immerger dans la culture berbère et dans la grandeur de l’Atlas. La randonnée chemine à travers le haut Atlas, et ses multiples villages, bergeries, pâturages, mais également à travers les nombreuses facettes des paysages de l’Atlas (canyons, plateaux, cols, vallées, cascades, gorges, sommets…). Nous avons pu bien découvrir la culture berbère grâce à notre guide local.

Racontez-nous un peu plus ce voyage, vos meilleurs souvenirs…

Difficile de raconter ces deux semaines en quelques lignes… elles ont été si riches !!
Nous sommes partis avec un petit groupe (4 voyageurs).

La première semaine

C’est la semaine de l’immersion. Dès le premier jour, on se retrouve immergés dans des petits villages, peuplés de petits magasins vendant un peu de tout. Malgré la faible distance de Marrakech, c’est déjà le dépaysement le plus total. Cette semaine est marquée par des passages dans des paysages très variés, comme les gorges, canyons, plateaux. Ce sont des lieux très peu fréquentés au cœur de la culture berbère que nous découvrons.
Un moment particulier est la découverte du plateau du Yagour. Cet immense plateau se situe à plus de 2000m d’altitude. Il est très surprenant car possède des paysages que l’on ne retrouve nulle part ailleurs au Maroc, avec des allures de steppe martienne, et sur lesquels il est possible de contempler des gravures rupestres de -2000 av. JC !
Un autre moment marquant est la découverte d’une tradition berbère, qui a lieu dix jours après la fête du mouton. Elle consiste pour les jeunes à chanter dans tous les villages de la vallée pour quémander des aumônes et de la viande auprès des anciens. Cette fois, elle a eu lieu au milieu de la nuit ! Une nuit mouvementée et une expérience atypique.

La deuxième semaine

C’est la semaine où on commence à retrouver la civilisation, mais aussi un peu plus de confort, avec un premier gîte. C’est aussi une semaine où on va petit à petit monter de plus en plus haut et découvrir de nouveaux types de paysages, davantage rocailleux. On est bien habitués à l’altitude grâce à la première semaine, alors on monte de plus en plus pour découvrir les paysages de l’étendue du Haut-Atlas. Chose étonnante : du fait du tourisme de cette région, quelle que soit l’altitude, vous trouverez toujours des vendeurs de boissons fraîches. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés à 3550 mètres, au sommet d’un col étroit, au milieu d’un vent soufflant très fort, face à un vendeur de sodas !
Cette semaine se termine en beauté avec l’ascension du mont Toubkal, le plus haut sommet du Maroc (4167m), via un départ matinal à la lampe frontale !

Les apprentissages

Ce voyage a été l’occasion d’en prendre plein les yeux, de découvrir une nouvelle culture, mais aussi de réfléchir sur nos façons de consommer. En particulier, nous avons été frappés par la question de la désertification et par la gestion de l’eau au Maroc. L’eau était une question centrale de notre périple, à la fois pour choisir les sources pour remplir nos gourdes (boire), mais aussi pour se laver. La disparition des neiges d’altitude fait que seules les sources issues des profondeurs de la terre permettent aux habitants de disposer de cette ressource vitale. La désertification réduit et concentre les capacités d’accueil des touristes, éloignant ainsi l’apport économique, dans les villages reculés, de cette activité importante du Maroc (2 ème source de revenus du pays). Nous revenons enrichis de ce voyage et déterminés à changer certains de nos comportements vis-à-vis de cette ressource essentielle.

Les Tops

Un grand merci à nos accompagnants. Ils ont été très à l’écoute et nos échanges ont été très intéressants.
Merci au super guide Abdou avec qui nous pouvions discuter de tous les sujets, et merci pour l’initiation à l’arabe et au berbère.
Merci au super cuisiner Mustafa qui nous a concocté les thés Marocains et des repas délicieux (couscous, tajines…) adaptés à nos estomacs européens et aux conditions de marche.
Merci à nos muletiers pour leur gestion de l’intendance et le déplacement des bagages pour nous permettre de profiter au maximum de ce trek.
Le trek n’est pas très difficile si vous avez un peu l’habitude de marcher.
Les départs matinaux laissent une grande part de l’après-midi disponible pour des moments de repos, pendant lesquels il est important de savoir décompresser ou partager des moments simples avec les autres marcheurs.
L’acclimatation à l’altitude est très progressive, ce qui fait que nous n’avons pas rencontré de difficultés, alors qu’aucun d’entre nous n’était monté au-dessus de 3000m.
Enfin, nous craignions un peu la chaleur, mais le trek est très bien adapté (départs tôt, siestes après déjeuner…) et la température est bien plus supportable après 2000m d’altitude.
Nous recommandons sans aucune hésitation ce trek fabuleux !

Pour toi, La Balaguère c’est…

Les voisins dans les Pyrénées !! Mais également une entreprise familiale, à l’écoute, qui sait créer des voyages à taille humaine.

D'autres voyages prévus ?

Nous avons repéré depuis quelques années un trek plus lointain ( Népal ) mais qui nous semble particulièrement chouette : le trek de Kophra Danda.
De plus, suite à ce voyage au Maroc, nous avons longuement discuté avec les autres voyageurs de la possibilité d’un trek dans le désert de Mauritanie, ce voyage semble magnifique.
Enfin, nous avons découvert les plaisirs de la randonnée accompagnée, et la richesse qu’apporte le fait de marcher avec un guide : pourquoi ne pas repartir dans les Pyrénées cette fois, pour un parcours 4 chaussures ?

Voir notre voyage : Maroc, grande traversée de l'Atlas, des Aït Bougmez au Toubkal

Toutes nos randonnées accompagnées au Maroc


Comment est choisi le voyageur du mois

Un article de Notre voyageur(se) du mois

Autres articles

© FOTOLIA / javarman / Konstantin Kalishko

Maïtena, voyageuse de retour d'Iran | La Balaguère

Depuis des années, je cours voir les films iraniens qui sortent en France car le cinéma permet de deviner la réalité d’u...

© CDT La Réunion

La Réunion dans tous ses états | La Balaguère

La Réunion est une terre de contrastes. La randonnée est l'activité idéale pour apprécier la diversité des territoires e...

© Mélanie Costa

La Mauritanie au rythme du train du désert | La Balaguère

La Mauritanie, pays d’Afrique de l’Ouest bordé par l’océan Atlantique est totalement désertique dans sa partie nord et s...

© ADOBE STOCK / Travel Wild

La Jordanie, un voyage passionnant dans l'histoire | La Balaguère

Le Royaume Hachémite de la Jordanie est idéal pour la randonnée de part la beauté, la diversité de ses paysages et les v...

© FOTOLIA / Oleg Znamenskiy

La Jordanie, mythique et envoûtante | La Balaguère

Après avoir fait des études de français et d'histoire, puis en promotion et aménagement touristique, j'ai choisi de deve...