Saint Jacques de Compostelle à pied-bus, c'est un plaisir de l'encadrer

14 février 2014

C’est moi qui ai créé ce voyage et je veille comme une poule sur ses poussins à son bon déroulement. 

J’ai aussi grand plaisir à l’encadrer, ce qui me permet de le peaufiner en permanence. Sur le terrain, chaque accompagnateur le fait à sa manière tout en respectant une feuille de route donnée faite par mes soins.

Ce voyage est beaucoup plus qu’une randonnée ordinaire.

C’est un cocktail équilibré de marche, de tourisme et de culture. 

Il convient tout à fait à ceux qui veulent découvrir le meilleur du chemin de Saint jacques sans avoir plusieurs semaines à y consacrer pour le faire à pied. 
Ce n’est pas parce qu’on fait des tronçons en voiture qu’il faut culpabiliser. 
Les pèlerins d’autrefois, ne le faisaient pas tous à pied. Seulement les pauvres ou ceux qui avaient à expier des fautes très lourdes. 
On se mêle d’ailleurs aux pèlerins aussi souvent que possible. 

Le Camino Frances en est le fil conducteur. 

Les 900 Km du parcours offrent une grande variété de paysages. 
Le voyage commence par le mythique passage des Pyrénées à Roncevaux. Visite obligée du monastère. 
On traverse ensuite une sorte de grand plateau d’altitude d’où émergent de-ci de là quelques buttes. On appelle ça la meseta. 
Viennent ensuite la région de Castille Léon tout en douceur, puis la Galice couverte de forêts de chênes et sillonnée de vieux chemins taillés dans le granit. 

Sur le principe, on marche, on visite et on se déplace en minibus pour éviter les parcours ennuyeux. 

 

Prenons par exemple l’étape Estella Burgos, à peu prés au milieu du chemin. 

C’est un jour type. Le matin, départ vers 9 H en minibus pour aller à Santo Domingo de la Calzada, célèbre pour le miracle du pendu-dépendu. 
De là, on reprend le minibus pour se rendre à Montes de Oca (montagne des oies ou Villafranca). Là on commence à marcher jusqu’à San Juan de Ortega, portant le nom de son fondateur dit aussi le saint cantonnier.  L’étape est courte, 3 H environ. Une petite cerbezza pour se rafraîchir le gosier et on reprend le bus jusqu’à Burgos. 
Installation dans un hôtel du vieux quartier à proximité du Camino Fances. Après s’être accordé un petit moment de détente et une bonne douche, nous partons visiter la cathédrale de Burgos qui est de l’avis des spécialistes, la plus belle d’Espagne et certainement d’Europe.  

C’est un voyage où l’on mange bien. Chaque province traversée a sa spécialité.  
En Galice, à Melide, il est indispensable de goûter au « pulpo à la gallega ». C’est curieux de trouver cette spécialité à l’intérieur des terres. C’était autrefois spécialité amenée par 
‘pulperos » de la côte qui venaient les vendre au marché.

Arrivés à Santiago, visite à la cathédrale et du tombeau de Saint Jacques.

Ceux qui le souhaitent peuvent aller assister à la messe des pèlerins. 
Le lendemain, on pousse jusqu’au cap Finisterre, autrefois la fin du monde connu. Si la chance est avec nous, il est possible voir quelques pèlerins jeter leurs vêtements et chaussures à la mer, les brûler où les laisser en offrande. C’est un rituel qui signifie pour l’entrée dans une nouvelle vie. 
Le retour en France se fait en deux jours par le Camino del Norte, le chemin de Saint Jacques qui longe la côte. 
Les pèlerins d’autrefois étaient bien obligés de rentrer. Mais à pied, eux !

Accompagnateur Pyrénées

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