De Saint-Jean-de-Luz à Zumaïa, une rencontre avec la gastronomie basque

"De Saint-Jean-de-Luz à Zumaïa" est une randonnée créée par La Balaguère.

Devant le succès de Collioure-Cadaquès, on s’est dit : « Et pourquoi ne pas regarder du côté de l'Atlantique » !
Banco. Après une rapide étude de faisabilité, nous avons lancé sur le terrain notre escouade d’accompagnateurs basques.

Au Pays Basque, il vaut mieux avoir ses entrées !

Depuis qu’elle existe, cette rando est restée une quasi-exclusivité de La Balaguère. Il faut dire que c’est un circuit qui réclame une grande organisation.

Mais ça, il n'y a que La Balaguère qui le sait ! Nous ne montrons que la partie visible de l’iceberg. 

Depuis, ce circuit a fait son petit bonhomme de chemin.

Chaque année, de plus en plus de randonneurs sont tentés par "De Saint-Jean-de-Luz à Zumaïa".

Tout en étant différente de "Collioure Cadaqués", de nombreux parallèles peuvent êtres faits.
Le premier qui saute aux yeux mais qu’il n’est pas inutile de rappeler est que c’est une randonnée côtière. Marcher le long de la mer ce n’est pas pareil qu’arpenter la campagne ou gravir des montagnes.

Deuzio, ce sont deux randos qui se déroulent dans des régions très fortement typées culturellement. D’un côté les catalans, de l’autre les basques.

Il y a un fort sentiment d’appartenance à l’Euzkadi, la « patrie basque ».

Culture basque

En Pays Basque espagnol l’euskara est la langue officielle. Un non-initié ne comprend rien à ce qu’ils disent.

Les catalans ont les fagines, les basques les pottocks.
Les premières sont des petites vaches des Albères, les seconds des chevaux semi sauvages. On les trouve en quantité sur la montagne du Jaizkibel dominant Fontarabie. Ils exercent sur moi une fascination particulière et je ne me lasse jamais de voir les paître ou galoper.

Mais il y aussi des différences avec "Collioure Cadaqués".

En premier lieu les vagues. De ce côté-ci, l'Atlantique est agité.

Il ne faut pas oublier que le Pays Basque est le pays du surf.

Chaque année une vague géante d’une quinzaine de mètres de haut se forme au large de Socoa. Ici, on l’appelle Belhara et les accros viennent du monde entier pour la surfer.
Plus ordinairement, le spectacle des vagues venant s’écraser sur les rochers a quelque chose de fascinant. Un tableau en mouvement dont on ne se lasse jamais !

Contrairement à une idée faussement répandue, il ne fait pas toujours mauvais au Pays Basque. Les jours de grand soleil, le vert des prairies est d’une intensité telle que les lunettes de soleil sont nécessaires. 

S’il fallait présenter l’itinéraire de ce voyage de façon succincte, je dirais qu’il y deux parties : la Française et l’Espagnole.

La côte basque fait partie de la province du Labourd.

Tout le long de la côte, on navigue entre de belles maisons de style néo-basque joyeusement colorées. Apparues au début du XX°siècle, c’est la marque identitaire de cette région.

Côté espagnol, on est dans la province du Guipúzcoa. C’est le poumon économique du Pays Basque, mais on ne voit rien ou quasiment. Le relief accidenté masque les usines au regard. La côte est très sauvage. Les sentiers sont côté mer et les usines côté intérieur. 

Parmi les spots remarquables, j’aime bien San Sebastian (Donostia de son nom basque).

L’arrivée est saisissante et puis il y a la soirée tapas dans le « casco antiguo ». Un grand moment.

J’aime bien aussi Saint-Jean-de-Luz et Ciboure. Ce sont de jolies villes.

Le Jaizkibel avec sa vue sur la mer et ses pottocks en liberté est une journée unanimement appréciée.

Je dois une mention particulière au vignoble de Txakoli.

Sa commercialisation est récente. Jusqu’au début des années 90, il était essentiellement produit dans les fermes. C’est un petit vin acide car fabriqué à base de raisins verts.

Sinon la boisson locale est le cidre. Comme le Txacoli il est assez raide. De là à croire que les basques n’aiment pas les douceurs, il n’y a qu’un pas. Ne pas le franchir car ils sont sympas.
L’un et l’autre se boivent accompagnés d’omelette à la morue ou d’une bonne tranche d’Ardi-Gasna, fromage de brebis au lait cru. À goûter pour ne pas mourir idiot ! D’une façon générale sur cette rando, on mange très bien et surtout des choses qu’on n’a pas l’habitude de goûter.

Une curiosité dont j’oubliais de parler est la couche KT.

C’est une fiche couche d’un métal extra terrestre. Les scientifiques y voient la trace de la météorite qui aurait provoqué la mort des dinosaures. Elle est visible par endroits dans les falaises qui dominent la mer.

Accompagnateur en montagne et écrivain pyrénéiste

Autres articles

Christine, de retour de notre rando yoga au Pays Basque

Les premières heures de marche vers le pic du Mondarrain et le pique-nique face aux Pyrénées et plus loin l'aperçu de l'océan atlantique nous ont conquis, et le groupe s'est formé sous le signe de la bienveillance, du respect de l'autre mais aussi l'ouverture les uns aux autres. Après une première journée de marche et une petite visite d'Espelette, nous avons été accueillis, installés à l'hôtel et enveloppés dans un cocon de bien être grâce au yoga.

L'ermitage de Gaztelugatxe au Pays Basque

Situé à Bermeo dans le Pays Basque espagnol, l'ermitage de Gaztelugatxe est une petite merveille à ne pas louper. Nous en proposons la découverte dans certaines de nos randonnées.

La Côte Basque, entre randonnées et gastronomie !

Quand La Balaguère m’a demandé d’encadrer le séjour "St-Jean-de-Luz - Côte Basque, l'escale détente et mise en jambe", j’avoue avoir ressenti un moment d’inquiétude. Dans mon esprit, la Côte Basque c’est surtout la plage. Errare humanum est.
Contactez-nous
05 62 97 46 46
Suivez-nous